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[Trame] Le Royaume de Sinclair

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Seluna Valsonge Il y a 9 mois et 4 semaines


L'invitation


(ThĂšme musical)

Ils arrivĂšrent Ă  dix. Descendus de deux calĂšches rutilantes dont les vitres n’étaient pas de simple verre, mais de vĂ©ritables vitraux figurant deux roses entrelacĂ©es, ils s’alignĂšrent aussitĂŽt. DrapĂ©s de soies luxueuses brodĂ©es de motifs floraux, ils avancĂšrent d’un pas mesurĂ© jusqu’aux portes du manoir Riverhood. Il ne faisait aucun doute qu’il s’agissait de messagers. Des messagers envoyĂ©s loin de leur patrie, choisis avec soin et parĂ©s de leurs plus beaux atours.

À peine les portes de la demeure ouvertes, quatre musiciens prirent place. Un violon Ă  la mĂ©lodie tendre s’éleva, rejoint par les cordes claires d’un luth. Des pĂ©tales furent lancĂ©s dans les airs, tandis que chacun adoptait une posture savamment Ă©tudiĂ©e. L’ensemble Ă©tait grandiloquent, théùtral, presque excessif.

Mais d’une beautĂ© saisissante.

D’une voix claire, presque chantĂ©e, l’un d’eux s’avança.

 « Veuillez faire savoir Ă  Son Excellence la vicomtesse Lenore Marjorie de Riverhood que notre bon roi, LĂ©andre Cassian Adastro de Sinclair, surnommĂ© le Juste aux Mille Richesses, l’invite, elle et sa suite, au royaume bĂ©ni de Sinclair. Elle y sera reçue avec tous les Ă©gards, et davantage encore. Notre rĂ©gent l’invite au mariage qui unira sa fille hĂ©ritiĂšre, Valentine Christine Opale de Sinclair, Ă  son fiancĂ©, ThĂ©odore LĂ©on RaphaĂ«l de Bontemps. »

Les paroles, nettes et solennelles, s’abattirent sur une Clothilde sans doute dĂ©contenancĂ©e, tandis qu’une malle particuliĂšrement lourde Ă©tait dĂ©posĂ©e Ă  ses pieds. L’objet en lui-mĂȘme relevait dĂ©jĂ  du trĂ©sor, tant la menuiserie que la confection tĂ©moignaient d’un soin extrĂȘme.

 « Notre bon roi offre Ă  la vicomtesse ce modeste prĂ©sent. Il espĂšre que cette robe, ces chaussures, cette parure composĂ©e d’un collier, de boucles d’oreilles, de trois bracelets et de deux bagues, ainsi que cette broche, sauront lui plaire. Ce prĂ©sent se veut un remerciement pour les soins attentifs accordĂ©s Ă  la baronne AthĂ©naĂŻs de Valsonge, autrefois pupille de notre royaume. »

L’homme marqua une pause, jetant un regard critique Ă  la malle afin de s’assurer qu’elle Ă©tait parfaitement alignĂ©e et prĂ©sentable, avant de conclure.

 « Nous vous souhaitons la plus belle des journĂ©es, sous le regard des Dieux. Que l’élĂ©gance, la beautĂ© et l’abondance vous bĂ©nissent. »

Sur ces mots, le cortĂšge se retira, non sans glisser entre les mains de Clothilde une lettre reprenant, avec la mĂȘme emphase, les paroles qui venaient d’ĂȘtre proclamĂ©es.
Augustine Dudevent Il y a 9 mois et 3 semaines

Vous avez dit que nous partons vers oĂč ?


Lorsqu’Augustine reçut la lettre l’invitant Ă  accompagner la Vicomtesse en terres Ă©trangĂšres, afin de se prĂȘter Ă  quelques mondanitĂ©s diplomatiques, elle demeura d’abord interdite. Un doute, mince et furtif, effleura son esprit : n’était-ce pas une distraction de trop, un pas de cĂŽtĂ© alors qu’elle venait tout juste de reprendre les rĂȘnes de ses Ă©tudes ? Mais cette hĂ©sitation se dissipa presque aussitĂŽt, balayĂ©e par une vague d’enthousiasme irrĂ©pressible. Car dĂ©jĂ  l’inconnu l’appelait.

Quitter le Coerthas et son froid sĂ©pulcral, laisser derriĂšre elle les pierres austĂšres et le ciel toujours trop bas, dĂ©couvrir un pays neuf. Sinclair, ce nom encore flou sur la carte de son esprit. S’imprĂ©gner de mƓurs nouvelles, de traditions Ă©trangĂšres, tout cela suffisait Ă  embraser cette curiositĂ© chronique qui la rongeait depuis l’enfance. Cette maladie douce, dont elle ne cherchait plus Ă  guĂ©rir, entrait en Ă©bullition.

Bien vite, les questions affluĂšrent. Quel temps faisait-il lĂ -bas ? Quels ports, quelles routes, quels usages ? OĂč situer Sinclair sur une carte digne de ce nom ? Ainsi, alors mĂȘme qu’elle se promettait davantage de rigueur, Augustine se surprit Ă  errer de nouveau chez les bouquinistes de l’ƒil du Loup et de la Sainte-CitĂ©. Atlas, traitĂ©s de gĂ©ographie, rĂ©cits de voyageurs et chroniques, tout ce qui portait, de prĂšs ou de loin, le sujet de Sinclair Ă©tait appelĂ© Ă  dĂ©lester sa bourse dĂ©jĂ  maigre et Ă  peupler ses nuits d’études fĂ©briles.

Il y avait aussi l’honneur, indĂ©niable. Être conviĂ©e, elle, malgrĂ© la roture de son sang, Ă  prendre place au sein d’une suite nobiliaire, et qui plus est diplomatique. Être jugĂ©e digne de confiance, et peut-ĂȘtre mĂȘme d’intĂ©rĂȘt. Cette reconnaissance faisait naĂźtre en elle un sentiment rare, presque inconvenant : l’orgueil. Elle le goĂ»tait avec Ă©tonnement, consciente de son caractĂšre Ă©tranger, et pourtant troublĂ©e par le plaisir qu’il lui procurait.

Cependant, hors de question de se laisser aller. Augustine entreprit de rencontrer chacun de ses professeurs, sollicitant par avance la teneur des cours qu’elle manquerait, afin de poursuivre le programme sans faillir. Elle Ă©voqua Ă©galement la possibilitĂ© de se renseigner, durant son sĂ©jour, sur les connaissances et tactiques liĂ©es au NĂ©ant que possĂ©dait le royaume de Sinclair, et d’en rapporter un maximum de rĂ©fĂ©rences utiles Ă  l’Institut et de facto Ă  la Tour.

Restait enfin la question pratique, et non des moindres : que fallait-il emporter ? Le parfum d’Amos, Ă©videmment, sans quoi le voyage lui semblerait incomplet. Ses plus belles tenues, choisies avec soin. Sa mĂ©daille, peut-ĂȘtre superflue, mais si lĂ©gĂšre, et capable de lui confĂ©rer une importance immĂ©diate aux yeux de ceux qui ignoraient tout d’elle. Des livres, encore et toujours. Beaucoup trop de livres. Puis tout l’attirail de toilette et de maquillage, indispensable Ă  son armure sociale.

Tout cela devrait tenir dans une seule malle, la plus grande. Une entreprise qui relĂšverait presque de la stratĂ©gie militaire. Le port, les efforts, les regards excĂ©dĂ©s ? Ce serait un problĂšme pour plus tard. Pour l’heure, l’esprit d’Augustine Ă©tait dĂ©jĂ  ailleurs, en partance, vibrant d’une impatience dĂ©licieuse face Ă  ce qui restait Ă  dĂ©couvrir.
Adonis de Riverhood Il y a 9 mois et 3 semaines
L’arrivĂ©e en fanfare du cortĂšge Sinclair ne passa pas inaperçue chez les Riverhood. MĂȘme retranchĂ© derriĂšre sa montagne de paperasse au sommet de la Tour, Adonis en entendit parler. À peine mariĂ©, le voilĂ  dĂ©jĂ  conviĂ© Ă  cĂ©lĂ©brer une nouvelle union.
"Au moins, je n’aurai aucun prĂ©paratif Ă  gĂ©rer cette fois-ci", songea le Cendre-Loup dans un soupir las, plus fatiguĂ© que rĂ©ellement amusĂ©.

Son esprit dĂ©riva briĂšvement vers AthĂ©naĂŻs. Le seul membre de la famille Sinclair qu’il avait eu l’occasion de rencontrer. Les rumeurs entourant son mariage avec CĂ©lestin ne jouaient guĂšre en sa faveur. Non qu’elle en fĂ»t responsable. Elle avait simplement payĂ© le prix de son apparition brutale sur la scĂšne du GĂ©vaudan. Une brutalitĂ© qui, Ă  l’époque, avait davantage Ă©veillĂ© la sympathie d’Adonis que le mĂ©pris. Il connaissait trop bien la cruautĂ© des murmures de cour.
"Elle a survĂ©cu au blizzard social du GĂ©vaudan", reconnut-il intĂ©rieurement, inclinant la tĂȘte avec une approbation sobre. "Peu y parviennent."

Il se souvenait aussi de sa prĂ©sence lors de son duel contre Artorias. LĂ  oĂč beaucoup se seraient offusquĂ©s de ses paroles, Adonis y avait perçu autre chose. Une reconnaissance. Une luciditĂ© rare. Les mots s’étaient gravĂ©s dans sa mĂ©moire, intacts :

« L’on m’avait prĂ©venue que les Ishgardais avaient l’ñme guerriĂšre. Et dire que j’avais presque fini par croire les racontars qui prĂ©tendaient que les hommes Valsonge Ă©taient plus sauvages, plus cruels, plus brutaux. Je suis ravie de constater qu’il existe finalement bien davantage d’unitĂ© et de ressemblances entre les maisons du Loup Blanc que ce que l’on voulait me faire croire.»

Lui qui s’était si longtemps senti comme un loup noir parmi les Loups Blancs, ces paroles lui avaient offert une sensation Ă©trange. Celle de n’ĂȘtre ni Ă©tranger, ni monstre, mais peut-ĂȘtre un lien. Un pont fragile entre deux familles vouĂ©es Ă  protĂ©ger le GĂ©vaudan.

C’est donc avec une lĂ©gĂšretĂ© inhabituelle qu’il envisagea le mariage Ă  venir. À quoi ressemblait le domaine Sinclair ?
Étaient-ils tous à l’image de la Baronne ? Combien de temps durerait le mariage ?
La curiosité le stimulait déjà, aiguisée, presque fébrile. Il se surprit à préparer ses affaires avec application. Des tenues choisies avec soin. Des bijoux sobres mais coûteux.

Puis la pensĂ©e s’immisça. Douce. Insidieuse.

« Et voilĂ  que tu fermes encore les yeux sur l’évidence...»
«Un mariage est l’occasion parfaite pour tuer une vicomtesse. »


Adonis s’immobilisa un instant. Son regard se posa sur son Ă©pĂ©e. Il la prit sans un mot. Puis, aprĂšs une hĂ©sitation presque imperceptible, ajouta une dague Ă  son Ă©quipement.

Par prudence...
Toujours par prudence.
Diaspro Il y a 9 mois et 3 semaines
Elle ne savait pas oĂč elles allaient, elle ne savait pas pourquoi elles y allaient, elle ne savait pas pour combien de temps elles partiraient. 

Tout ce qu'elle savait, c'est que Lyselle de Valsonge, la seule Ă  avoir bien voulu la voir comme une soeur, voulait qu'elle l'accompagne dans ce pays lointain.

Elle qui était si faible, si inutile, si indésirable, qui ne pouvait que rester dans un coin sans faire de bruit, en priant pour que personne ne la remarque... Lyselle la voulait auprÚs d'elle.

Alors mĂȘme si son seul souhait jusqu'Ă  prĂ©sent Ă©tait de rester prĂšs de la crypte oĂč repose sa mĂšre, pour cette fois... Juste pour cette fois, 

elle a voulu ĂȘtre Ă©goĂŻste et prĂ©parer ses bagages pour l'accompagner.

C'était tout ce qu'elle savait, et c'était suffisant.

Seluna Valsonge Il y a 9 mois et 2 semaines

đŸŒș Envol pour Sinclair

Cette rumeur ne circule qu’au Val des Songes

Dans les couloirs feutrĂ©s du Val des Songes, on chuchote que Lyselle aurait quittĂ© le GĂ©vaudan il y a peu, discrĂštement, en compagnie de la baronne-consorte de Valsonge et ses dames de compagnie. Les plus attentifs jurent les avoir vues embarquer Ă  bord d’un aĂ©ronef, destination Sinclair. Nul ne sait si ce voyage relĂšve du devoir, du repos ou d’une nĂ©cessitĂ© plus intime, mais l’absence prolongĂ©e de la jeune Valsonge n’a pas manquĂ© d’alimenter les conversations, mais beaucoup pensent que les tensions familiales auraient eu raison de ce dĂ©part.
Par @Lenore ✧ Lyselle

đŸŒč  Les mille couleurs de Sinclair

Nul n’ignore que la jeune baronne de Valsonge a passĂ© une bien mauvaise soirĂ©e lors du concert de la FĂȘte des Étoiles. Certains auront murmurĂ© avoir surpris une altercation entre la petite tĂȘte brune et des agents de la Tour. Le diffĂ©rend aurait portĂ© sur des remarques jugĂ©es dĂ©placĂ©es, adressĂ©es aux Ă©trangers par ces derniers. La discussion, dit-on, se serait envenimĂ©e au point que la baronne aurait quittĂ© les lieux en plein concert, sans doute pour Ă©viter qu’une colĂšre trop vive ne se manifeste publiquement.

Le couple baronnal, toutefois, aurait achevĂ© la soirĂ©e Ă  l’écart, dans un recoin plus calme du marchĂ©. On les dit revenus ensemble, aprĂšs un Ă©change posĂ©, loin des regards.

Ce n’est que quelques jours plus tard que le nom d’AthĂ©naĂŻs de Valsonge circulera Ă  nouveau, associĂ© cette fois Ă  des prĂ©paratifs prĂ©cipitĂ©s pour un retour anticipĂ© vers sa terre natale. La brune, pourtant, ne sera pas partie seule. AprĂšs quelques Ă©clats de voix entendus au manoir, Lyselle aurait Ă©tĂ© cordialement invitĂ©e par sa belle-sƓur Ă  l’accompagner. Les domestiques assurent que cette invitation semblait sincĂšre, presque nĂ©cessaire. AprĂšs tout, les deux jeunes femmes ne partagent pas seulement un lien de parentĂ©, mais aussi le mĂȘme Ăąge, et peut-ĂȘtre une certaine complicitĂ©.

Le dĂ©part se sera dĂ©roulĂ© sans encombre. La baronne continuera de prendre ses repas aux cĂŽtĂ©s de son Ă©poux jusqu’au dernier jour, sans qu’aucune tension notable ne transparaĂźsse. La maisonnĂ©e, dit-on, s’organise autour de compromis mesurĂ©s, prĂ©fĂ©rant l’apaisement aux explosions, pour le bien de tous.

La délégation officielle devrait rejoindre Athénaïs et Lyselle plus tard, laissant ainsi à cette derniÚre une avance certaine dans la découverte des us et coutumes sinclairoises. Quant au courtisan annoncé, son arrivée ne devrait plus tarder aprÚs la nouvelle année.

đŸŒč Royaume des roses


Elle Ă©tait arrivĂ©e avant tous les autres. GrĂące Ă  ce voyage aux cĂŽtĂ©s de la baronne de Valsonge, elle jouissait dĂ©sormais d’un accĂšs privilĂ©giĂ© au royaume des roses : terre de joyaux et d’allĂ©gresse. Une allĂ©gresse qui lui manquait depuis quelques soleils dĂ©jĂ . Non... depuis bien plus longtemps encore. Tel un fruit dĂ©fendu, Sinclair avait toujours Ă©tĂ© pour elle ce pays des merveilles que les contes murmuraient Ă  l’oreille des enfants.

Les premiers jours s’écoulĂšrent au sein de sa belle-famille, dans le grand chĂąteau surplombant la ville. Comme elle l’avait promis, elle consacra du temps Ă  Valentine, l’emmenant en promenade Ă  cheval, partageant avec elle ces longues chevauchĂ©es au fil de la riviĂšre qu’elle avait appris Ă  chĂ©rir. Puis il y eut James, envers qui son cƓur s’était investi d’une mission toute diffĂ©rente. Avant mĂȘme d’essuyer un Ă©ventuel refus, la jeune Valsonge aux grands espoirs lui offrit ce qu’il n’avait sans doute jamais contemplĂ© d’Ishgard : l’une de ces cartes stratĂ©giques relatant la guerre millĂ©naire opposant le peuple ishgardais aux infĂąmes dragons Ă©cailleux. Le geste fut suivi d’un simple gĂąteau, issu d’une illustre boulangerie de la citĂ© froide, comme une tentative de pardon... sans que l’on sache vraiment de quelle faute.

Lorsqu’elle ne se tenait pas auprĂšs de la famille royale, c’est vers AndrĂ©a qu’elle se tournait, se perdant en excuses. Leur derniĂšre rencontre avait Ă©tĂ© humiliante, autant pour son frĂšre et elle que pour le modiste auquel elle s’était prise d’affection. À lui aussi, elle offrit quelques prĂ©sents : souvenirs glacĂ©s et promesses de futures commandes. À l’approche de l’arrivĂ©e de ses compagnons dans le somptueux royaume de Sinclair, Lyselle sollicita les ateliers de couture afin de faire confectionner -ou d’acquĂ©rir- les derniĂšres robes en vogue pour sa jeune demi-sƓur Diaspro, et mĂȘme pour les femmes du voyage... mais surtout pour Diaspro. Elle en assumerait le coĂ»t, portĂ©e par un malaise persistant dont elle ne parvenait pas Ă  se dĂ©faire.

Enfin, dans les heures prĂ©cĂ©dant l’arrivĂ©e des siens, elle errait seule dans les ruelles animĂ©es de la citĂ©. Parfois, elle s’arrĂȘtait au bord d’un canal, le regard perdu dans l’onde, encore hantĂ©e par sa derniĂšre discussion avec son frĂšre, une conversation dont l’amertume lui restait douloureusement en travers de la gorge.

Constance Il y a 9 mois et 2 semaines
Constance se réjouit en ouvrant le courrier l'invitant à rejoindre le convoi pour le royaume de Sinclair. Elle en avait entendu parler, bien sûr et c'est naturellement qu'elle eut envie elle aussi d'y prendre part. Quelle merveilleuse occasion que celle-ci ! A bien des égards, la jeune femme y vit un heureux présage pour s'émanciper davantage des siens bien que les espoirs de ses parents résidaient également dans les opportunités commerciales d'avoir ainsi de nouveaux clients en devenir à qui fournir moult piÚces d'orfÚvrerie ou d'oeuvres d'art.


NĂ©anmoins, l'intĂ©rĂȘt de Constance se porta davantage sur le mystĂšre qui entourait la nouvelle baronne de Valsonge et ce dont Sinclair regorgeait comme dĂ©couvertes, quelles qu'elles soient. 


Etudiante douée et assidue, Constance commença par solliciter chacun de ses professeurs, à l'instar de sa condisciple, Augustine, afin de maximiser ses chances de poursuite sans accrocs avant de rentrer s'affairer à préparer ses affaires en vue du prochain départ. Elle rassembla taffetas, volants, bijoux, tout ce qui pouvait donner un peu de panache à ses tenues d'ordinaire sombres et classiques et enfin, prépara également un ensemble d'ouvrages à emporter ainsi que des carnets à remplir. Le tout prit place dans un ensemble élégant de malles de voyage griffées Louis de Vuitton, grand malletier ishgardais.


Un tel voyage signifiait également des apprentissages supplémentaires, des us et coutumes à appréhender et il était impératif de mettre les chances de leur cÎté pour briller et rester à la hauteur en toutes circonstances. Un objectif tenace qui traduisait la volonté sans faille de la jeune femme et une occasion toute trouvée de servir le Gévaudan et ses seigneurs.



Seluna Valsonge Il y a 8 mois et 3 semaines

Le voyage pour Sinclair


Résumés des textes produits par les joueurs.



Aeronef "La rose de Crystal"


Le trajet jusqu’à Sinclair se fit en une seule longue journĂ©e de vol, rythmĂ©e par les Ă©changes feutrĂ©s, les responsabilitĂ©s assumĂ©es et quelques corps mis Ă  rude Ă©preuve. ClĂ©matis, enthousiaste au dĂ©part, dut rapidement s’aliter, terrassĂ©e par le mal de l’air. Sa faiblesse, qu’elle dissimulait d’ordinaire, ne put cette fois ĂȘtre cachĂ©e, et elle reçut l’attention discrĂšte de Valeryon, d’Adonis, de Victoria et de CĂ©lestin, chacun Ă  leur maniĂšre.

À bord, Lenore conserva sa tenue irrĂ©prochable, veillant avec calme et bienveillance sur son entourage, formant avec Victoria et ClĂ©matis ce trio de grandes dames qui imposait naturellement le respect. MĂ©lĂ©agant, fidĂšle Ă  lui-mĂȘme, naviguait entre courtoisie raffinĂ©e et froide distance, tandis que Valeryon, plus Ă  l’aise auprĂšs des malades que dans les mondanitĂ©s, passait de cabine en cabine, dĂ©coctions en main.

Le voyage ne fut pas plus tendre avec Zael, durement frappĂ© par les nausĂ©es, au point de devenir l’un des voisins les plus redoutĂ©s de l’aĂ©ronef. CĂ©lestin, au contraire, semblait parfaitement Ă  l’aise dans les airs, offrant compagnie et prĂ©sence Ă  ceux que le trajet mettait Ă  l’épreuve. Victoria, rĂ©servĂ©e mais attentive, trouva surtout du rĂ©confort auprĂšs d’Adonis, lĂ  oĂč sa rigiditĂ© s’effaçait lĂ©gĂšrement.

Lorsque Sinclair apparut enfin sous les nuĂ©es, la fatigue Ă©tait lĂ , bien rĂ©elle, mais maĂźtrisĂ©e. Un voyage Ă©prouvant pour certains, silencieux pour d’autres, oĂč chacun arriva dĂ©jĂ  marquĂ© par les tensions, les attentions et les Ă©quilibres fragiles qui allaient peser sur la suite des Ă©vĂ©nements.

Les CalĂšches


PremiĂšre CalĂšche


Le trajet se dĂ©roula dans une ambiance contrastĂ©e, entre enthousiasme contenu, silences pesants et scĂšnes presque absurdes. Hayn, grincheux au dĂ©part, s’endormit avant mĂȘme que la calĂšche n’ait vraiment pris de la vitesse, ronflant sous son heaume avant de jurer qu’il ne faisait que “veiller”. À l’opposĂ©, Artorias et Lancelin vivaient le voyage avec une impatience Ă  peine dissimulĂ©e, curieux de tout, Ă©changeant volontiers avec ceux qui s’y prĂȘtaient, le regard souvent tournĂ© vers l’horizon.

La prĂ©sence de l’Ombre marqua les esprits. Silencieuse, immobile, elle observait chacun sans mot dire, rĂ©pandant autour d’elle une odeur de remĂšdes et de dispensaire. Peu d’échanges, mais une attention constante, presque dĂ©rangeante. Elric, fidĂšle Ă  lui-mĂȘme, traversa le voyage avec dĂ©tachement, partageant parfois quelques paroles ou tirant les cartes pour tromper l’ennui. L’un de ces tirages, adressĂ© Ă  l’Ombre, laissa planer une Ă©trange invitation Ă  s’ouvrir davantage, avant que le mage ne se replie dans son mutisme habituel.

Au fil des jours, les discussions se firent plus calmes, les silences mieux acceptĂ©s. Le paysage changeait, l’impatience montait doucement, et chacun semblait partagĂ© entre devoir et curiositĂ©. Lorsque Sinclair se rapprocha enfin, la calĂšche n’avait pas créé de liens forts, mais elle avait rassemblĂ© des regards, des tempĂ©raments et des attentes trĂšs diffĂ©rentes, prĂȘtes Ă  se confronter une fois arrivĂ©es Ă  destination.

Seconde calĂšche


Le dĂ©part se fit dans une ambiance calme, un peu flottante. La calĂšche rassemblait des tempĂ©raments trĂšs diffĂ©rents, et chacun trouva sa place sans vraiment chercher Ă  s’imposer. Diaspro, nerveuse et renfermĂ©e au dĂ©but, passa la premiĂšre journĂ©e recroquevillĂ©e sur elle-mĂȘme, observant plus qu’elle ne participait. Nina, sociable et attentive, tenta d’adoucir l’atmosphĂšre, tandis qu’Octave s’employait Ă  allĂ©ger le trajet avec ses tours, ses cartes et quelques traits d’humour bien placĂ©s.

Les chevaliers, eux, restÚrent discrets. Royenhardt, silencieux, observait le paysage et veillait de loin, laissant parfois transparaßtre une bienveillance tranquille envers Diaspro. Lanval, plongé dans ses pensées, partagea quelques récits et passa le plus clair de son temps à regarder défiler le monde derriÚre la vitre. Quant à Isolde, elle brilla surtout par son absence remarquée, laissant planer le doute sur ses intentions.

Au fil des jours, la tension s’apaisa. Diaspro se dĂ©tendit peu Ă  peu, accepta livres et distractions, retrouvant un semblant de calme avant que l’impatience ne la gagne Ă  l’approche de Sinclair. Les questions se mirent Ă  pleuvoir, l’ennui aussi, et mĂȘme les adultes finirent par s’en amuser.

Lorsque la destination fut enfin proche, la calĂšche n’était pas devenue un foyer, mais elle avait cessĂ© d’ĂȘtre Ă©trangĂšre. Un voyage sans Ă©clat, mais marquĂ© par de petites attentions, une fatigue partagĂ©e, et l’impression que, lĂ  encore, l’arrivĂ©e compterait plus que le chemin.

TroisiĂšme CalĂšche


Le voyage jusqu’à Sinclair se fit sans Ă©clat, au rythme lent d’une calĂšche bien trop chargĂ©e. Les dĂ©buts furent prudents. Chacun resta Ă  sa place, observant plus qu’il ne parlait. Augustine et Constance trouvĂšrent vite de quoi occuper le temps, Midra se montra poli mais souvent ailleurs, Mordred resta un point d’appui familier. Anor, tendu, Ă©vitait les regards, tandis que Crispin observait tout, silencieux, prĂšs de la portiĂšre.

Avec les jours, l’ambiance changea. Les silences devinrent moins lourds, les discussions plus franches. Une question posĂ©e sans dĂ©tour suffit Ă  briser une mĂ©fiance persistante entre Constance et Crispin, et Ă  ouvrir des Ă©changes jusque-lĂ  Ă©vitĂ©s. Les haltes en auberge aidĂšrent aussi, laissant place Ă  des conversations plus simples, plus posĂ©es.

À l’approche de Sinclair, une impatience discrĂšte gagna le groupe. Personne n’arrivait tout Ă  fait comme il Ă©tait parti. Les distances avaient bougĂ©, sans disparaĂźtre, et chacun sentait que le vrai voyage ne faisait que commencer.

Le trajet en éthérite

(Texte de Lyselle )

Elle Ă©tait arrivĂ©e avant tous les autres. GrĂące Ă  ce voyage aux cĂŽtĂ©s de la baronne de Valsonge, elle jouissait dĂ©sormais d’un accĂšs privilĂ©giĂ© au royaume des roses : terre de joyaux et d’allĂ©gresse. Une allĂ©gresse qui lui manquait depuis quelques soleils dĂ©jĂ . Non... depuis bien plus longtemps encore. Tel un fruit dĂ©fendu, Sinclair avait toujours Ă©tĂ© pour elle ce pays des merveilles que les contes murmuraient Ă  l’oreille des enfants.

Les premiers jours s’écoulĂšrent au sein de sa belle-famille, dans le grand chĂąteau surplombant la ville. Comme elle l’avait promis, elle consacra du temps Ă  Valentine, l’emmenant en promenade Ă  cheval, partageant avec elle ces longues chevauchĂ©es au fil de la riviĂšre qu’elle avait appris Ă  chĂ©rir. Puis il y eut James, envers qui son cƓur s’était investi d’une mission toute diffĂ©rente. Avant mĂȘme d’essuyer un Ă©ventuel refus, la jeune Valsonge aux grands espoirs lui offrit ce qu’il n’avait sans doute jamais contemplĂ© d’Ishgard : l’une de ces cartes stratĂ©giques relatant la guerre millĂ©naire opposant le peuple ishgardais aux infĂąmes dragons Ă©cailleux. Le geste fut suivi d’un simple gĂąteau, issu d’une illustre boulangerie de la citĂ© froide, comme une tentative de pardon... sans que l’on sache vraiment de quelle faute.

Lorsqu’elle ne se tenait pas auprĂšs de la famille royale, c’est vers AndrĂ©a qu’elle se tournait, se perdant en excuses. Leur derniĂšre rencontre avait Ă©tĂ© humiliante, autant pour son frĂšre et elle que pour le modiste auquel elle s’était prise d’affection. À lui aussi, elle offrit quelques prĂ©sents : souvenirs glacĂ©s et promesses de futures commandes. À l’approche de l’arrivĂ©e de ses compagnons dans le somptueux royaume de Sinclair, Lyselle sollicita les ateliers de couture afin de faire confectionner -ou d’acquĂ©rir- les derniĂšres robes en vogue pour sa jeune demi-sƓur Diaspro, et mĂȘme pour les femmes du voyage... mais surtout pour Diaspro. Elle en assumerait le coĂ»t, portĂ©e par un malaise persistant dont elle ne parvenait pas Ă  se dĂ©faire.

Enfin, dans les heures prĂ©cĂ©dant l’arrivĂ©e des siens, elle errait seule dans les ruelles animĂ©es de la citĂ©. Parfois, elle s’arrĂȘtait au bord d’un canal, le regard perdu dans l’onde, encore hantĂ©e par sa derniĂšre discussion avec son frĂšre, une conversation dont l’amertume lui restait douloureusement en travers de la gorge.
Seluna Valsonge Il y a 8 mois et 2 semaines

Arrivée à Sinclair


Tous les invitĂ©s sont arrivĂ©s et ont eu l'occasion de rencontrer le roi. Ce dernier se montre acceuillant, peut-ĂȘtre moins Ă  cheval sur l'Ă©tiquette que son peuple ne l'est. Le groupe investis dĂ©sormais une aile qui lui est rĂ©servĂ©e : nul Sinclairois Ă  l'exception du personnel domestique ne saurait troubler leur quiĂ©tude.



Actions individuelles


Nina Bermond 

Nina aura simplement demandĂ© Ă  aller voir l'Ă©thĂ©rite afin de pouvoir rapidement repartir, en effet la nouvelle agent en formation de la Tour est dĂ©jĂ  demandĂ©e ailleurs. La jeune femme fut quand mĂȘme un peu déçue de ne pas pouvoir tant profiter que ça aprĂšs trois long jours de calĂšche.

Crispin Lohengrin

ArrivĂ© Ă  Sinclair, Crispin profita de la journĂ©e pour se perdre dans la ville. On l'aperçut errer sans but, son regard de sang s'attardant çà et lĂ , comme s'il cherchait quelque chose de prĂ©cis sans jamais le nommer. FidĂšle Ă  lui-mĂȘme, l'ombre blafarde finit par se dissoudre dans les rues fleuries, apparaissant puis disparaissant au grĂ© des carrefours et des passages Ă©troits.

Lyselle de Valsonge

DĂšs le lendemain des festivitĂ©s, Lyselle fut probablement l'une des premiĂšres debout Ă  dĂ©ambuler au cƓur du chĂąteau, passant d'ailes en ailes, pour tirer avec elles ses amis -ou qui le voudrait- dans une visite guidĂ©e, une mission Ă  laquelle elle s'Ă©tait naturellement investie.
Le matin, elle serait vue en compagnie de @𝕯𝖎𝖆𝖘𝖕𝖗𝖔 pour lui faire visiter les jardins et les boutiques de magie qui jouissent un peu partout dans le royaume, comme d'une envie de lui montrer d'autres maniùres d'utiliser sa magie.
Le midi, elle fut ravie d'emmener avec elle celles et ceux qui voudraient connaßtre les délices de Dulce Latte, toujours dans cette optique de ravir les papilles de chacun et de faire connaßtre les talents culinaires sinclairois. 
Enfin, ce fut en fin de journĂ©e qu'on l'aperçut songeuse sur l'un des ponts de la citĂ©, aprĂšs une journĂ©e remplie de rencontres et de rĂȘves Ă©veillĂ©s. Seul bĂ©mol notable : elle avait Ă©vitĂ© autant que faire se peut la prĂ©sence de MĂ©lĂ©agant et CĂ©lestin, et mĂȘme plus Ă©tonnamment, Crispin.

Lenore de Riverhood

En parallĂšle, Dame Lenore ne s'Ă©tait peut-ĂȘtre jamais montrĂ© aussi accessible -en dehors de la scĂšne- qu'Ă  Sinclair. Peut-ĂȘtre Ă©tait-ce le cadre, ses habitants ou bien encore la rĂ©gence : la vicomtesse profita de ce second jour pour discuter uniquement avec le roi et sa famille, sĂ»rement accompagnĂ©e par sa belle-cousine et sa jeune soeur Victoria, comme son conseiller discret, Elric.

Augustine Dudevent

Augustine n'attendra guĂšre pour commencer Ă  explorer la citĂ© et s'imprĂ©gner de la culture locale. Toutefois il est clair que la Dame en Noir saura faire tĂąche dans le paysage. Si ici tout le monde est beau et colorĂ© elle doit, plus qu'en Ishgard, donner rĂ©ellement l'air d'ĂȘtre une morte vivante, un spectre hantant les rues pavĂ©es de Sinclair.
Mais outre faire la touriste elle cherchera également à prendre contact avec des cercles artistiques et l'intelligentia de la cité état.
Cependant ! Pour Artorias , le pauvre Ă©cuyer n'est pas tirĂ© d'affaire. Augustine escompte bien rattraper le temps perdu Ă  l'apprentissage de la lecture et l'Ă©criture. Durant toute les pĂ©riode Ă  Sinclair, il devra Ă©coper de deux, voir trois heures, chaque matin Ă  l'Ă©tude de la lecture, de l'Ă©criture et surtout de l'Ă©tiquette protocolaire. Augustine sera intransigeante sur le sujet disant avec un sĂ©rieux qui ne s'embarrasse d'aucune excuse : "Nous ne sommes pas au GĂ©vaudan oĂč l'on peut aisĂ©ment pardonner quelques Ă©carts par le simple fait que nous nous connaissons. Nous rĂ©prĂ©sentons bien plus que la Vicomtesse en ces lieux, nous reprĂ©sentons le Coerthas dans son ensemble et nos bons et surtout nos faux pas deviendront se que pensent les Sinclairois de nous."

Elric 

"Ceci vous va parfaitement, mais que pensez-vous du rose ?"
PlutĂŽt mou-. PlutĂŽt que le rose, pourquoi ne pas nous orienter vers d’autres couleurs, trĂšs cher ? Comme le violet ou le bleu. J’aimerais un style qui se rapproche davantage de mon Ă©tat d’esprit."
Contrairement Ă  l’ensemble du groupe de voyage qui s'adonnaient Ă  l'exploration de la citĂ©, les pas d’Elric le menĂšrent droit vers les maisons de coutures les plus cotĂ©e et prisĂ©e aprĂšs l'obtention de leurs diffĂ©rentes adresses respectives, bien dĂ©cidĂ© Ă  changer sa garde-robe et Ă  moduler son image afin de reflĂ©ter l’idĂ©ologie et l’aura sinclairoise. La fin de sa matinĂ©e, ainsi que l’intĂ©gralitĂ© du reste de sa journĂ©e, furent consacrĂ©es Ă  un renouveau grandeur nature de sa personne. Il batailla longuement, armĂ© d’une courtoisie appuyĂ©e mais obstinĂ©e, face Ă  cette avalanche de vĂȘtements aux couleurs pastel qui se dĂ©voilait devant lui, avant de finalement se rĂ©signer.
PassĂ© ce moment qu'il trouva ridicule, refreinant son envie de hurler alors que ces couleurs pastelle couvraient sa peau, et aprĂšs un paiement des plus onĂ©reux (accompagnĂ© de l’indication d’une adresse, celle mĂȘme du chĂąteau, ainsi que de prĂ©cisions concernant sa suite pour y dĂ©poser ses achats) sa mĂ©tamorphose put s’opĂ©rer. DĂ©sormais homme renouvelĂ©, un nouveau combat commença.
Sans attendre, il entreprit de se rapprocher des personnalitĂ©s de son rang qui peuplaient le chĂąteau : courtisans et courtisanes, hommes et femmes d’affaires qui faisaient vivre la maison du monarque, et autres noblesses volontaire Ă  se pencher sur l'arrivĂ© de nouveaux visage exotique. Peu Ă  peu, il commença Ă  rĂ©pandre son nom, usant d’un brin de sĂ©duction si l'opportunitĂ© se prĂ©sentait, qu'importe le genre de son interlocuteur. Son objectif principal Ă©tait clair : imposer son visage et son identitĂ© avant mĂȘme de mettre les pieds dans ces soirĂ©es qu’AndrĂ©as avait Ă©voquĂ©es lors de son arrivĂ©e.
Elric essaya de se rapprocher des cercles mondains sinclairois, dans un premier temps afin de faire connaĂźtre son nom et d’obtenir des invitations Ă  des soirĂ©es mondaines, ainsi qu’à des conversations intĂ©ressantes.

Diaspro de Blancherive

Ce dĂ©cor enchanteur et ce cadre de vie paisible est presque irrĂ©el pour la jeune bĂątarde pour qui la libertĂ© et la fantaisie se rĂ©sumaient jusque lĂ  Ă  imaginer des fables derriĂšre les murs des demeures Blancherive et Valsonges. Chaque changement de piĂšce, chaque passage Ă  l'extĂ©rieur lui donnait l'impression d'entrer dans un nouveau tablea. MĂȘme des choses aussi simples que la douceur et la clartĂ© du soleil, le chant des oiseaux ou la douce brise dans les fleurs lui Ă©taient jusque lĂ  de simples concepts.
Pourtant elle restait rĂ©servĂ©e comme elle l'Ă©tait au Gevaudan, ne se sentant pas plus Ă  sa place qu'elle l'Ă©tait lĂ -bas. Elle restera proche de sa soeur Lyselle autant que possible, la suivant comme son ombre dans ses dĂ©placements et paraissant perdue et intimidĂ©e lorsqu'elle se retrouve livrĂ©e Ă  elle-mĂȘme.
Cela ne l'empĂȘchera pas de profiter des lieux Ă  sa maniĂšre, d'arborer avec une grĂące ingĂ©nue les somptueuses robes sinclairoises, de savourer avec dĂ©lice les bonbons et pĂątisseries qu'on voudra bien lui prĂ©parer, de passer de longues heures dans les jardins Ă  profiter du plaisir simple d'ĂȘtre entourĂ©e de fleurs et caressĂ©e par le soleil.
... Mais elle a apprit depuis longtemps que le bonheur ne dure jamais et, bien souvent, c'est son prĂ©cepteur Valeryon qui l'arrachera cruellement Ă  ses plaisirs candides pour la recoller derriĂšre ses manuels d'occultisme. Si au Gevaudan cela semblait peu lui importer, il lui sera pĂ©nible Ă  Sinclair d'abandonner Lyselle et les dĂ©lices du chĂąteau pour Ă©tudier. Toujours docile comme elle sait l'ĂȘtre mais plus impatiente, plus dissipĂ©e, n'ayant qu'une hĂąte : retourner s'amuser comme l'enfant qu'elle croit encore ĂȘtre.

Clématis de Riverhood

Les premiers jours Ă  Sinclairs confirmeront ce que l'aeronef a entamĂ© d'annoncer : les longs voyages sont trĂšs pĂ©nibles Ă  endurer pour la fragile Clematis qui aura dĂ» ĂȘtre transportĂ©e dĂšs l'arrivĂ©e Ă  Sinclair jusqu'Ă  leurs quartiers oĂč elle ne pourra quitter le lit avant plusieurs jours, ne profitant pas un instant des merveilles de la citĂ©.

Constance Defaure

S'étant endormie la veille comme une masse et surtout en n'ayant pas pu voir le Roi, Constance sera sera confondue en excuses avant de sortir à la hùte, cherchant à découvrir le palais notamment aux cÎtés de Lenore. Et surtout,  pour découvrir le Dulce Latte en les accompagnant si elle accepte.
Chose trÚs singuliÚre, d'habitude parée de noir, Constance aura troqué ses habits sombres pour des couleurs. Un changement radical et qui semble contraster largement. Elle aura laissé son regard vagabonder sur tout et aura été contempler l'Académie avec curiosité avant de chercher à faire connaissance avec les nobles du palais, tentant ainsi de nouer des contacts en observant les gens d'abord puis en engageant la conversation un sourire aux lÚvres, avenante.

Lancelin Deslauniers

Le jour de son arrivĂ©e en terre sinclairoise, aprĂšs s’ĂȘtre assurĂ© du bien-ĂȘtre de la vicomtesse et de sa famille, le jeune homme rejoignit finalement les quartiers qui lui avaient Ă©tĂ© attribuĂ©s. LĂ , il prit le temps d’admirer le paysage qui s’offrait Ă  lui. Peut-ĂȘtre cela lui rappelait-il son enfance en Aulnegard, avant que l’hiver Ă©ternel ne s’installe et ne fige ces souvenirs dans le froid.*
Durant la journĂ©e, Lancelin partit Ă  la dĂ©couverte de la ville, animĂ© d’une curiositĂ©. Il s’intĂ©ressa Ă  tout ce qu’il lui Ă©tait donnĂ© d’apprendre : l’histoire des lieux, la culture locale, les usages et les rĂ©cits transmis de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Sa dĂ©ambulation le mena finalement aux armureries et aux forges de Sinclair, oĂč il observa longuement cet art, s’attardant sur les gestes, les matĂ©riaux et le savoir-faire propre Ă  ces terres.
La nuit tombĂ©e, il s’accorda une balade nocturne, restant toutefois dans les limites de ce qui lui Ă©tait permis. Le silence et les ombres offraient un autre visage de la citĂ©. Si, par aventure, il venait Ă  croiser un visage familier, il engagerait la conversation avec grand plaisir, laissant alors transparaĂźtre une autre facette de sa personnalitĂ©, plus libre, plus humaine, loin du cadre strict de sa mission.

Artorias Sylvefer

Tandis que l'ardeur de la jeunesse le portait dĂ©jĂ  vers les quartiers de Sinclair, oĂč il brĂ»lait de parcourir les Ă©choppes pour y choisir ses plus beaux atours, l'Ă©cuyer se vit soudain clouĂ© devant un pupitre de bois sombre. Adieu les rĂȘves de flĂąnerie : il lui fallait dĂ©sormais s'acharner sur les lettres et les chiffres. Augustine, d’une rigueur qu'il ne lui connaissait pas, semblait tenir le jeune homme en une vĂ©ritable servitude intellectuelle, ne lui promettant la libertĂ© qu’au terme de sa lecture. Ainsi sĂ©questrĂ© par l'Ă©rudite, il sentait s'enfuir les heures, conscient qu'il ne lui resterait qu’un bref instant pour ses emplettes et ce avant d'emprunter l'Ă©thĂ©rite de la ville.

L'Ombre

Chose étrange (non), l'Ombre avait disparu au plus tÎt dans les ruelles de Sinclair. Réglée comme un métronome, carnet sous le bras, iel avait simplement attendu que l'aube pointe pour observer le lever du soleil sur les canaux et la vie commençant à poindre entre les ruelles, comme s'iel s'imprégnait des environs, des sons et des silhouettes et des visages pour mieux les assimiler.
Sa haute silhouette avait ensuite été à peine aperçue errant çà et là, sans doute à la curiosité générale des locaux, cherchant déjà les meilleurs points de vue en hauteur et les plus appropriés pour disparaßtre dans les jours à venir.
Mais surtout, s'interrogeant sur la flore mĂ©dicinale locale et cherchant Ă  se renseigner, d'une honnĂȘte curiositĂ©, sur la fameuse magie sinclairoise... sinclairienne ? L'Ombre ne savait plus. Iel n'insisterait guĂšre en cas de rĂ©sistance.
Seluna Valsonge Il y a 8 mois et 2 semaines

PREMIERE PARTIE : Célébrations sinclairoises


Education & apprentissage 

(Augustine Dudevent, Lenore de Riverhood, Constance Defaure)

(Augustine)Durant les jours Ă  venir Augustine ne se laisse pas trop avoir par l'oisivetĂ©. Bien qu'Ă©tant simple membre de la suite de ma vicomtesse elle semble prendre Ă  cƓur le fait de bien faire briller le GĂ©vaudan et par extension le Coerthas chez leurs voisin de Sinclair.
Aussi elle proposera Ă  qui le voudra quelques sĂ©ances pour dĂ©grossir et assimiler les bases de l'Ă©tiquette et du maintien. Bien se comporter en sociĂ©tĂ©, comment s'adresser aux gens, quelle posture adopter etc etc. Évidemment elle tentera de glisser cette initiative a la vicomtesse afin de pousser les plus refracteres dans les rangs.
Toujours dans un Ă©lan Ă©ducationnel et d'aider. Augustine ira mĂȘme oser s'approcher d'Anor Morvan . La dame en noir lui demandera avec gentillesse si ce dernier sait lire, Ă©crire et s'il dĂ©sire apprendre.

(Lenore)Lenore aura assurément poussé les siens à aller vers Augustine pour cette apprentissage bienvenu. Les plus réfractaires n'auront droit qu'à un regard froid, profondément jugeur, sans qu'aucun mot ne leur soit adressé. Elle observait simplement.

(Constance)De mĂȘme, Constance proposera d'assister Augustine, le contact passant particuliĂšrement bien avec elle. Bien plus ouverte, il semble que le contact de l'Ă©lĂ©zenne ait libĂ©rĂ© l'Ă©tudiante. DouĂ©e avec les enfants, c'est tout naturellement qu'elle se mettra au service des autres et suivra les indications d'Augustine.
Elle aura marquĂ© son intĂ©rĂȘt pour l'art du combat et s'intĂ©ressera Ă  tout ce qui a trait à  Sinclair, non sans faire un tour chez le couturier et en ressortir les bras chargĂ©s de paquets.
Seluna Valsonge Il y a 8 mois et 2 semaines

PREMIERE PARTIE : Célébrations sinclairoises


De Culture Et de Duels


Postulat
Il se dit que les Dotharls n'auraient demandĂ© qu'une faveur de la part du roi suite Ă  leur entrevue: Celle de pouvoir cĂ©lĂ©brer leur art et raison de vivre : le combat. La chose leur a Ă©tĂ© accordĂ©e, Ă  condition que les armes ne soient en bois, et que tout ne soit arrĂȘtĂ© Ă  la premiĂšre blessure grave.
Rejoints par une viera que la Cour semble bien connaĂźtre, les fiers guerriers ont depuis investi l'arriĂšre jardin royal. L'ancienne chasseresse golmorienne recrute dĂ©sormais de valeureux combattants pour faire face aux mythiques Dotharls... Ou face Ă  elle-mĂȘme.

Résumé

⚔ Khasaar Dotharl vs Crispin Lohengrin
Duel brutal et physique oĂč la lance de Khasaar impose sa portĂ©e face Ă  l’agilitĂ© vicieuse de Crispin.
Le combat dĂ©gĂ©nĂšre en corps-Ă -corps sauvage, chacun poussant l’autre Ă  bout.
âžĄïž Victoire de Khasaar, qui projette Crispin au sol et s’impose par la force.

⚔ Hyskaris (Viera) vs Hayn de MeschevĂ©
Hayn surprend d’entrĂ©e la Viera avec une attaque violente qui la blesse sĂ©rieusement.
PrivĂ©e de magie, Hyskaris peine Ă  reprendre l’avantage malgrĂ© quelques tentatives.
âžĄïž Victoire de Hayn, la Viera dĂ©clarant forfait avec dignitĂ©.

⚔ Suyen Dotharl vs Royenhardt d’Astelbrand
Duel long et éprouvant : Suyen encaisse et frappe fort, mettant le chevalier sous pression.
La discipline et la constance de Royenhardt finissent par user la Dotharl.
âžĄïž Victoire de Royenhardt, obtenue aprĂšs un combat serrĂ©.

⚔ Le Prince James de Sinclair vs Nina Bermond
Duel magique et technique oĂč Nina rĂ©siste Ă  un contrĂŽle mental et parvient Ă  blesser le prince.
James domine cependant l’échange par sa maĂźtrise de l’éther et son sang-froid, ainsi qu'un avantage de dĂ©fense net grĂące Ă  la magie Sinclairoise.
âžĄïž Un combat dĂ©sĂ©quilibrĂ© par James, qui a usĂ© d'une protection magique, sans mise hors de combat finale.

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