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Capitale & Villages

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Cyric Il y a 7 heures et 43 minutes


SERRAGONE, LE JOYAU D'OMBRIE



Capitale de l'Ombrie et siège du pouvoir baronnial, Serragone s'étend au cœur des terres méridionales de la région. Bâtie sur un îlot encerclé par les eaux vives de la Venimeuse, la cité semble flotter à la surface de ses propres reflets.
De longs ponts de pierre relient ses différents quartiers, tandis que de plus modestes passerelles de bois enjambent les canaux étroits qui serpentent entre les habitations. Les façades de pierres claires y côtoient de hautes et opulentes demeures aux balcons ouvragés. Partout, les couleurs semblent avoir résisté au froid et à la neige : le pourpre des tentures, l'ocre des façades, le vert profond des volets et l'or des enseignes continuent de trancher avec la blancheur de l'Hiver.
Dominant la cité depuis les hauteurs, le château de Serragone demeure le siège de la Baronnie et la résidence principale de la Maison Velena. C'est de là que la Baronne et sa cour administrent l'Ombrie, veillant sur les terres rurales qui s'étendent au-delà des eaux, jusqu'aux montagnes et aux frontières septentrionales.
Près du centre ville s’élève la haute tour de l’observatoire d’astrologie. Érigée il y a plusieurs siècles, au temps où l’astromancie sharlayannaise n’avait pas encore trouvé écho entre les murs de la Sainte-Cité, les astrologues ishgardais cherchaient pourtant déjà dans la course et le motif des astres un moyen de prédire, et de prévenir, les funestes assauts de la Horde Dravanienne.
Obsédé par la valeur de l’information, et fasciné par l’infini potentiel d’un tel art, Cagliostro de Velena mit tout en oeuvre, influence comme ressources, pour faire bâtir sur ses terres un observatoire astronomique.

Dès les premières heures du matin, les quais et les ruelles s'animent du passage des pêcheurs, des artisans, des marchands et des voyageurs. Les terrasses des auberges accueillent les conversations bruyantes, les musiciens jouent sous les arcades et les étals se parent de fruits, d'épices, de tissus et de mille autres marchandises venues des horizons les plus lointains. Un étranger qui s'attarderait quelques heures dans une taverne ne manquerait de repartir avec trois invitations à dîner, deux rumeurs compromettantes, une promesse de mariage et une bourse bien plus légère.
Lorsque les dernières lueurs du soleil disparaissent derrière les montagnes, Serragone semble lentement abandonner son premier masque.
Les lanternes de verre écarlate s'allument alors une à une le long des canaux. Derrière certaines fenêtres, les lourds rideaux restent soigneusement tirés ; derrière d'autres, au contraire, des lumières pourpres et dorées invitent les passants à entrer. Les maisons de plaisir ouvrent leurs portes, les salons privés accueillent nobles, marchands et voyageurs fortunés, et les ruelles les plus étroites deviennent le domaine de ceux qui préfèrent ne pas être vus.
Ce même or qui au matin achetait les plus belles étoffes, les vins les plus savoureux et les bijoux les plus rutilants paie à la nuit tombée bien d’autres faveurs. Le crime s’y est organisé en véritable institution, curieusement contraint semble-t-il par ses propres lois scélérates, et ne débordant jamais de son écrin nocturne.
Nul n’est dupe cependant de l’illusion qui voudrait que de telles activités aient pu fleurir sans la complaisance, si ce n'est la complicité, de la Maison des Serpents qui y trouve, d’une manière ou d’une autre, son intérêt.




L’Observatoire

L’Observatoire d’Ombrie s’organise en douze loges, chacune dédiée à des aspects spécifiques du vaste champ de l’étude des corps célestes. Avec le temps, la grande bibliothèque s’enrichit de centaines, de milliers d’ouvrages, et d’éminents savants vinrent y poursuivre leurs travaux, et y dispenser leurs précieux enseignements.


La XIIIème Loge

Cependant, en homme pragmatique, calculateur et prudent, le Baron d’Ombrie n’avait certes pas l’intention de se satisfaire de la seule beauté pure et désintéressée de l‘Art. Ainsi fut fondée, dans l’absolu secret, la XIIIème loge.

Là où d’aucun ne voient que le fruit d'une très ironique coïncidence, d’autres se résolvent à penser que rien n’est jamais véritablement le fruit du hasard. Alors que l’Observatoire d’Astronomie Ombrien répartit en douze loges les études de ses savants, une pour chaque mois de l’année, chacune placée symboliquement sous le signe astrologique correspondant ; la XIIIème Loge, du “treizième mois”, hérite, curieusement, du signe du Serpentaire.
Les Astrologues de la XIIIème Loge sont les yeux dont les Arlequins sont les mains. Intimement liée à l’ordre des espions ombriens, tenue par le sceau d’un secret absolu, son existence même relève de la plus impardonnable félonie. Dévoyant le noble Art de l’étude des astres vers de bien moins louables objectifs.


Alastrée

Siège de la Guilde des spectacles



À l'extrémité occidentale de l'Ombrie, non loin des rives de l'Étang d’Aurène, s'étend la cité d'Alastrée. Seconde ville d'importance après Serragone, elle doit sa prospérité à la célèbre Guilde des Spectacle, institution chargée de rassembler, former et organiser les nombreuses troupes d'artistes qui parcourent ensuite les routes de l'Ombrie. Aux portes de la ville se tiennent nombre de petits campements, de roulottes et de caravanes où séjournent les artistes dans l’attente de pouvoir se produire.

Comédiens, musiciens, danseurs, acrobates, conteurs et saltimbanques y viennent chercher un mécène, rejoindre une troupe ou simplement tenter leur chance. De là partent chaque année des dizaines de compagnies itinérantes, qui rejoignent les villages les plus reculés comme les salles les plus prestigieuses de Serragone.

Les plus grands spectacles de la Baronnie y voient le jour, avant de parcourir les routes et les montagnes.
Certains prétendent d'ailleurs qu'il n'existe pas de meilleur endroit pour disparaître que parmi une troupe d'artistes.
Lorsqu'un convoi quitte Alastrée, chargé de costumes, d'instruments et de décors, nul ne s'étonne vraiment d'y trouver quelques visages supplémentaires.
Ni, parfois, d'en voir certains ne jamais revenir.


Vérène




Au nord de l’Ombrie, sur les routes descendant du Gévaudan, Vérène est la première véritable ville que rencontrent les voyageurs pénétrant sur les terres de la Baronnie. Vérène s’enorgueillit d’être le point d’origine de la jongle ophidienne, un prestige relatif que lui conteste cependant toutes les autres.

L’histoire la plus répandue veut que cet art du combat au couteau soit né de la nécessité de protéger les voyageurs et les habitants des montagnes contre les brigands et les prédateurs qui peuplaient autrefois les chemins isolés.

Une autre histoire circule pourtant dans les tavernes de Vérène.

Selon celle-ci, la Jongle serait née précisément entre les mains de ceux qu'elle prétendait combattre.

Des voleurs et des contrebandiers, scélérats de la pire espèce auraient, au fil des générations, perfectionné leurs techniques dans les ruelles, les corridors et les auberges, là où les longues épées des chevaliers et les lances de la garde se révélaient bien trop encombrantes dans des espaces aussi exigus. Les coups pensés pour être rapides, furtifs, et mortels se seraient révélés si cruellement efficaces, que la pratique a fini par se répandre, jusqu’à devenir une sorte d’escrime à part entière.
Les autorités locales affirment naturellement que ces histoires sont largement exagérées.


Andorale

Siège de la Guilde des Alchimistes



A l’est de l'Ombrie, se trouve la ville d’Andorale,  bâtie sur les rives du lac où la Venimeuse trouve sa source.
Plus ancienne que ne le laisseraient croire ses modestes dimensions, cette modeste cité enclavée constitue un havre de tranquillité relative, chère à la Guilde des Alchimistes. Réputés et prisés pour leur indéniable savoir-faire, les services des apothicaires de la guilde se négocient à prix d’or.

Cependant, une tenace rumeur veut que d’étranges convois de chariots barricadés aillent et viennent depuis la cité paisible, charriant de mystérieuses cargaisons. Les anciens ne manquent pas de relever que ces étranges allées et venues coïncident avec les premiers signes du mal qui a frappé la baronne de Velena.

L'Aqua Velena...

Dans la - très - longue liste des poisons et autres infâmes substances dont la famille Velena se serait rendue spécialiste et maîtresse ; L’Aqua Velena, aussi appelée “’eau Vélène” ou “vitriole d'Ombrie” est sans aucun doute le plus redoutable et le plus ignoble des outils de mort. L’Aqua Velena serait un poison mortel foudroyant, atrocement douloureux, heureusement extrêmement difficile à obtenir, par un procédé dont la famille Velena garderait scrupuleusement le secret depuis des siècles. Il prendrait l’aspect d’une eau claire aux légers reflets virides, parfaitement inodore et insipide. On raconte qu’un dosage adéquat  permettrait de choisir le jour, l’heure, et dit-on, la minute même de la mort de la malheureuse victime empoisonnée. On ne connaît hélas à ce jour aucun antidote, aucun remède à cet effroyable distillat. Bien évidemment, tout ceci n'est qu'une abjecte calomnie destinée à souiller le nom des Velena.

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